Vers la fin de l’ouvrage, sentant la fin de son périple arriver, Muhammad Asad, s’adressant à son fidèle compagnon Zayd, lui dit : « Ne te souviens-tu pas que l’eau doit se mouvoir et couler pour rester claire ? ». A ce moment du « chemin » de l’auteur, ce dernier souhaite quitter l’Arabie afin de découvrir d’autres horizons musulmans, en particulier ici la péninsule indo-pakistanaise. Pour en revenir à cette sentence prononcée, il est clair qu’elle s’applique magistralement bien à l’auteur. Dans Le chemin de La Mecque, l’évocation du moindre fait, du moindre personnage, de la moindre situation sont prétextes à la mention et au récit d’histoires vécues. Exécutant un retour en arrière mémoriel, Muhammad Asad nous rapportera ainsi ses pérégrinations à travers la Palestine, l’Arabie (soit en quête de spiritualité, soit en mission pour le roi Saoud), ou encore la Lybie, à la rencontre du grand résistant à l’occupation italienne, Umar al Mokhtar.
Succès considérable