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dimanche 26 avril 2015

Livre L’esprit libéral du Coran de Abdelaziz Thâalbi



l'esprit libéral du Coran

Extraits du livre L’esprit libéral du Coran de Abdelaziz Thâalbi

Ci-dessous quelques extraits du livre "L’esprit libéral du Coran" du politicien, militant et savant Ziytounien Tunisien Abdelaziz Thâalbi. Le livre a été écrit en 1905. 

- Dès la mort du Prophète sous la domination des premiers Khalifes et pendant les premiers siècles de l’Islam, le Coran fut interprété de la façon la plus libérale.  Le résultat évident et palpable de cette interprétation fut le progrès énorme, que fit la nouvelle religion dès sa naissance, en réunissant une innombrable quantité d’adhérents…

- Le Musulman rattache tout à sa religion : son altitude politique, les décisions qu’il peut prendre, sa vie privée ... tout est prévu et réglé par le Coran. Aussi les efforts de tous les interprétateurs ont-ils été de faire coordonner une altitude politique avec les principes religieux. Les tyrans et les usurpateurs avaient souvent besoin de s’appuyer sur l’autorité du Coran pour justifier et faire admettre et leurs crimes et leurs usurpations et leurs règnes. Ou donc est le texte coranique qui parle des rois Musulmans, qui parle même d’une royauté musulmane possible ? D’une dynastie ou d’un pouvoir absolu ?

- D’où vient donc que chez les musulmans il y ait actuellement un si grand nombre de prêtres, chargés hélas ! de présider à des cérémonies religieuses, que le Coran n’avait jamais prévues, telles que les cérémonies funèbres, les cérémonies des autres circonstances de la vie : naissance, mariage, avènement d’un souverain etc…D’où vient qu’on trouve chez les Musulmans, chose relevant presque de l’Idolâtrie, un si grand nombre de Saints, de Marabouts et de Cheikhs et de ces chefs de confréries qui sont invoqués par des fidèles plus souvent certainement que le nom de Dieu.

- Nous ne saurions assez insister sur ce point : la religion musulmane interdit formellement aux Croyants de demander une autre assistance que celle de Dieu et blâme sévèrement ceux qui demandent cette assistance à leurs semblables. 

dimanche 22 février 2015

Mon tour de Siecle en solitaire de Roger Garaudy

Roger Garaudy


L'évènenement qui a  poussé Roger Garaudy à se convertir à l'Islam:

Le choc vital avec cette foi, quand des guerriers ibadites, à Djelfa, ont refusé de nous fusiller. Là j'ai vécu intensément ce que peut être une loi au-dessus de toute la transcendance vécue.

Roger Garaudy et les preuves de l'existence de Dieu:

J'ai toujours été convaincu que cette démonstration ou preuve de l'existence de Dieu, qu'elle vienne de Saint Thomas ou de Descartes, de Ghazali ou Averoes, me conduit à quelque chose sur le prolongement de mon humaine raison, à ce qui n'est pas Dieu, le Dieu transcendant, sans commune mesure avec nous. Je n'ai que faire des idoles de bois ou de raison que l'on peut fabriquer avec nos mains ou notre logique. Au bout de ces preuves, l'on ferait de moi un athée superstitieux.

Ce que peut apporter l'Islam au monde contemporain:

Nous ne voulon plus de la jungle de votre économie, oû Dieu est absent. Nous ne voulons plus de votre politique, de vos nationalismes, de vos blocs, ni de vos équilibres de la terreur, oû Dieu est absent.
Nous ne voulons pas de votre scientisme, qui est le contraire de la science. Impuissant à répondre aux questions de notre origine et de nos fins, il n'a d'autre ambition que la puissance nue, oû Dieu est absent.
Se proclamer musulman pour un occidental c'est d'abord cette rupture.


Goger Garaudy et la Sourate du Séisme: 

Lisant la Sourate du Séisme,  oû la terre elle-même enson ébranlement, porte témognage, au jugement dernier, des actions et des fautes des hommes, je sens le soi gronder sous mes pieds, avec le même saisissement que le berger du Paricutin à la naissance du volcan.

Jésus, Prophète de l'Islam: 

Au début de sa prédication, dans les sourates révélées à La Mecque, l'enseignement de Mohammed est proche de celui de Jésus: un appel à la soumission à la volonté de Dieu par la pureté intérieure, le service des autres, la foi en un jugement dernier. Et voici que La Mecque veut le tuer, comme Jérusalem massacra ses prophètes et crucifia Jésus. Mohammed échappe à la mort.
Il est accueilli à Medine. Il en devient le chef. Alors commence pour lui une seconde vie. Il complète son message. Celui de Jésus, puisuqu'il se reconnait messager du même Dieu... Le message de Mohammed complète celui de Jésus sans le transformer, mais en l'appliquant à l'économie, à la politique, à toutes les relations sociales.


Témoignages en Terres d’Islam


En Jordanie :

Et le cauchemar de mes visites dans les pays musulmans, surtout arabe : pas d’ouverture d’une voie neuve, mais une double imitation : imitation de l’Occident ou imitation du passé.


En Irak: Suite à l’Interview faite par Christine Ockrent et Ivan Levai à Saddam Hussein à la veille de la guerre de Golf : 


J’imaginais un journaliste  dialoguant selon les méthodes de ce genre d’informations le 15 Juillet 1789 le 15 Juillet 1789, avec l’un des dirigeants de l’assaut de la Bastille :

- Monsieur, est-t-il vrai qu’hier, 14 Juillet, vous avez envahi la Bastille en violation du droit ? Que vous avez décapité le gouverneur au mépris de toutes les lois divines et humaines ? Que vous avez même promené sa tête sanglante au bout d’une pique à travers tout Paris ? 
-          Oui Monsieur tout cela est exact.
-          Vous êtes un criminel ! Et maudits soient ceux qui, dans l’avenir célébraient comme une fête nationale le souvenir de votre forfait.

lundi 9 septembre 2013

Livre Vocation de l'Islam de Malek Bennabi

Vocation de l'Islam Bennabi



Ce livre écrit après la Nakba de 1948 par le brillant penseur Algérien Malek Bennabi, analyse les raisons de la décadence du monde musulman sur le plan psychologique et sociologique, et fournit quelques perspectives qui pourront l'aider à redécoller. En lisant cet ouvrage aujourd'hui, on ne se rend pas compte que le livre a été écrit un il y a demi-siècle, les problèmes évoquées existent toujours dans nos sociétés , et les solutions proposées sont toujours d'actualité.

Ci-dessous quelques citations de cet ouvrage:

Jusqu’ici, l’islam a gagné du terrain à la manière du chien dent, comme une plante sauvage. Mais il a mis quatorze siècles pour occuper l’espace qu’il occupe actuellement. Dans l’avenir, il s’agirait au contraire de le planter soigneusement, scientifiquement, afin qu’il rayonne selon un processus déterminé, tenant compte de tous les facteurs favorables et défavorables liés à ce rayonnement.

La Nahdha, version réformiste a échoué parce qu’elle s’est présentée sous forme d’un rêve et non sous forme d’actions concrètes. Intellectuellement, elle n’a pas touché en profondeur les mentalités, ni dérangé les vieux tabous. C’était un discours, une poésie. Au plan politique, elle était un vœu pieux, un appel à la recomposition de la Oumma sans intention de mettre en œuvre des initiatives de rapprochement, des synergies de développement, sans définir les critères de convergence, sans harmoniser les législations, c'est-à-dire sans adopter une approche pragmatique comme le fera plus tard l’Europe. (Introduction de Noureddine Boukrouh )

La Nahdha a commencé comme une réaction à une frustration, à un ressentiment, et non comme une prise de conscience de la nécessité de changer concrètement. (Introduction de Noureddine Boukrouh)

Dans le monde musulman, on loue les exemples japonais et Chinois et on cherche à s’inspirer de leur expérience. On croit que l’explication de leur réussite réside dans les politiques suivies, alors qu’elle se trouve dans la culture, dans la psychologie, dans le monde des idées, dans l’organisation sociale. (Introduction de Noureddine Boukrouh )


Dans leur situation de sous développement et de faiblesse, les musulmans trouvent quand même un titre à faire valoir aux yeux des autres : posséder la vérité, être dans le vrai, représenter la religion élue. Ils vivent dans un enclos, en vase clos, dans une réserve mentale, loin des préoccupations de l’heure. L’ancien étant vrai et parfait, pourquoi chercher du nouveau, jugé comme une dégradation, une profanation du passé. (Introduction de Noureddine Boukrouh ) .

Partagée entre l’attraction intégriste du passé et l’impulsion progressiste du présent, parce qu’elle n’a fait le choix ni du modèle ni de la méthode, les tentatives furent plus ou moins stériles parce qu’elles ne se référaient pas à une doctrine précise de fins et de moyens, à une planification des étapes. En fait, le réformateur musulman n’a pas eu le souci de tracer son programme estimant que le temps résoudra heureusement les problèmes. Et son audace a moins consisté à imiter qu’ à créer.

L’affaire de la Palestine qui constitue indéniablement l’évènement le plus marquant en ce sens, le plus heureux de l’histoire moderne du monde musulman, a en effet désintégré le chaos ou ce monde se trouvait engagé par certaines tendances anarchiques de sa renaissance. . Elle a mis à nu toutes les fausses valeurs, toutes les illusions qui faussaient les perspectives de son avenir. Cette défaite providentielle, cette heureuse victoire du réel sur l’illusoire a libéré les esprits et les consciences qu’étouffait le chaos.

Le témoin, c’est essentiellement celui qui est présent dans le monde des autres. La première qualité requise pour la validité d’un témoignage c’est la présence du témoin. Dès lors, si le musulman doit assumer le rôle qui lui est dévolu, il est obligé de vivre en contact avec les problèmes des hommes. Sa présence doit donc embrasser l’espace maximum pour que son témoignage embrasse un maximum de faits.

L’image du phénomène est donnée approximativement par ce qu’on appelle le courant de rupture en électricité : l’étincelle jaillit quand il y a rupture, discontinuité brusque dans un circuit conducteur, c'est-à-dire quand ce circuit devient brusquement hétérogène. Le même phénomène peut être transposé en milieu humain. Les contradictions y deviennent explosives en raison de ces discontinuités idéologiques et raciales : l’étincelle de rupture jaillit à une coupure, à une frontière d’idée ou de race. C’est alors la guerre, le racisme, le colonialisme, toutes les expressions violentes de la contradiction.

Le monde musulman est à l’instant angoissant de la nébuleuse ou les éléments ne sont pas encore intégrés à un ordre régi par des lois définies. La nébuleuse peut engendrer l’ordre islamique ou un immense chaos ou sombreront toutes les valeurs que le Coran avait apporté au Monde.

La colonisabilité n’a pas changé, elle a seulement changé de toilette. Regardez-la la coquette. Se mirer dans le miroir de ces indépendances au rabais pour passer dans les bras de son vieux compagnon, le colonialisme, devenu son chevalier servant dans ces salons décorés en bureaux d’études de sa pseudo-technocratie.

L’homme malade musulman eut d’abord à son chevet le maraboutisme qui ne pouvait ni le guérir ni l’achever. Le kémalisme, le baathisme charlatan n’ont rien modifié à la situation : ils l’ont plutôt compliqué davantage. Quant au salafisme et au wahabisme, ils n’ont laissé que de pitoyables souvenirs dans une décomposition générale.

Le monde musulman n’a pas besoin d’un Etat pour dominer le monde, mais d’une conscience pour participer au drame de ce monde …

Le colonialisme et la colonisabilité ont partie liée dans plus d’un domaine, plus particulièrement dans celui des idées. Sans parler de leur enfant adultérin, un progressisme folklorique endossé par certains intellectomanes dans nos pays comme une livrée de laquais pour faire leur sale besogne en des ouvrages « hautement » patronnés.


Et aujourd’hui, au deux bouts de la décomposition de l’ « élite », une aile « progressiste » qui couvre d’injures l’aile des « conservateurs » et ceux-ci répondent par l’anathème. Et comme tout excès épuise les consciences, il est clair que tous ces courants risquent un jour ou l’autre d’être captés dans les canaux qui conduisent aux turbines du trotskisme et aux moulins de l’impérialisme.

Lorsqu’on analyse les activités et les gouts des individus d’un milieu donné, on y trouve des dominantes communes qui se transmettent d’une génération à l’autre. Il y a une hérédité sociologique tout comme il y a une hérédité biologique. On la perçoit aisément en Angleterre ou il existe une volonté de conservation, un conservatisme. Mais elle est encore plus nette durant toute la décadence du monde musulman ou toutes les formes sociales deviennent statiques. Ces deux aspects de l’hérédité ne sont d’ailleurs pas identifiables : dans un cas il s’agit d’aptitude dans l’autre d’inaptitude. L’Anglais se plie volontiers à un certain traditionalisme jugé nécessaire à son équilibre national ; mais cet équilibre est dynamique. Dans la société musulmane, par contre, il s’agit d’une impuissance à dépasser le donné, à aller au-delà du connu, à franchir de nouvelles étapes historiques, à créer et assimiler du nouveau : il ne s’agit plus d’une détermination mais d’une carence.

Les sciences morales, sociales et psychologiques sont aujourd’hui infiniment plus nécessaires que les sciences de la matière qui constituent plutôt un danger dans une société ou les hommes restent ignorants d’eux-mêmes. Mais il est évidemment plus difficile de connaitre et de faire l’homme d’une civilisation que de fabriquer un moteur ou d’habituer un singe à porter une cravate.

Monde divisé à l’extrême, atomisé en individus : monde aux vertus centrifuges qui ignore l’entraide comme il ignore l’efficacité de la matière de la matière mais pratique l’hospitalité, honore la générosité, aime la vanité, la poésie et le cheval. Son dynamisme explique l’extrême rapidité de l’expansion islamique dont les historiens ont vainement cherché la raison dans des conditions extérieures.

Par conséquent, il ne s’agirait pas d’enseigner au musulman une croyance qu’il connaissait déjà mais de restituer à cette croyance son efficacité. En un mot, il s’agissait moins de lui prouver Dieu que de le manifester à sa conscience.

Il ne faut donc pas s’étonner de ce que la pensée arabe moderne n’ait pas encore acquis le sens de l’efficacité. Le despotisme des mots et des formes imprime un caractère superficiel à toute traduction de la renaissance. On pourra s’en rendre compte au Congrès de la Culture Islamique de Tunis, ou l’on vit un Cheikh faire un cours consacré aux Hadiths sur la clémence et passer plus d’une heure à en égrener la chaine. Inutile de préciser que son contenu passa finalement inaperçu $, cependant que les auditeurs baillaient…d’admiration. Nous touchons ici à un point important de la psychologie post-almohadienne : tout est encore très grave, lorsque orateur et auditeurs sont d’accord sur l’inefficacité.

L’Européen n’est pas venu en civilisateur mais en colonisateur, et le jeune bourgeois musulman n’allait pas en Europe que pour en rapporter un titre universitaire ou pour satisfaire une curiosité toute superficielle. Un étudiant zeitounien qui venait de terminer ses études islamiques ayant fait une demande de bourse pour compléter sa formation en France, l’organisation culturelle saisie de cette demande objecta que pour étudier la langue française, on n’a nullement besoin de se rendre en France. Cette remarque traduit la façon dont le milieu musulman envisage le rôle de l’étudiant qui part en Occident : il s’agit d’étudier une langue ou d’apprendre un métier et non de découvrir un culture. Seul compte l’aspect d’utilité immédiate.

Il ne verra pas l’enfant apprendre le respect de la vie en caressant un chat ou en cultivant une fleur, ni le laboureur s’arrêter au bout de son sillon pour juger son ouvrage, en communion avec la terre, ce qui est la synthèse de toute civilisation.

D’une manière générale l’étudiant musulman n’a pas éprouvé l’Europe, il s’est contenté de la lire, c'est-à-dire d’apprendre au lieu de comprendre. Aussi demeure-t-il dans l’ignorance de l’histoire de sa civilisation, il ne peut savoir comment elle s’est faite et comment elle est entrain de se défaire par ses contradictions internes.

La parole trahit ici sa mission : au lieu d’activer cet effort dans le sens du sur-effort nécessaire pour faire face aux taches du présent, elle le dégrade en sous-effort, en gestes à peine suffisants pour gagner un siège ou une position honorable. L’homme qui prétend diriger la vie publique ne conçoit pas les choses pour les faire, mais seulement pour les dire, pour en parler éloquemment. Cette parole n’est donc qu’un pur acte verbal, sans potentiel social ni tension morale.




mardi 31 mai 2011

Livre: Le soufisme, voie intérieure de l’islam


Soufisme et Islam

 

Livre: Le soufisme, voie intérieure de l’islam: Livre d'Eric Geoffroy


Dimension intérieure de l’islam sunnite, le soufisme repose sur la transmission, de maître à disciple, d’une énergie spirituelle initiée par le prophète Muhammad. Prenant sa source dans le Coran et dans la Tradition prophétique, cette voie a pour but de délivrer l’homme des passions et des illusions qui l’assaillent, lui permettant ainsi de trouver un espace intérieur d’où contempler les réalités de l’Esprit.

Cet ouvrage présente les doctrines, l’histoire et les pratiques initiatiques du soufisme. Il met en relief l’universalisme qui anime cette discipline, véritable antidote contre les divers intégrismes, et présente les perspectives qu’offre le soufisme contemporain ainsi que son rôle croissant en Occident.

Dossier de presse :
« L’auteur de l’étude magistrale sur Le Soufisme en Egypte et en Syrie sous les derniers Mamelouks et les premiers Ottomans fait ici la synthèse d’une réalité riche et complexe dans ses enjeux historiques, culturels et doctrinaux. De cette entreprise risquée, l’auteur se sort bien, exposant avec une clarté remarquable la pratique spirituelle soufie... », revue Qantara (Institut du Monde Arabe).
« ...L’auteur s’emploie à combattre quelques préjugés tenaces : le soufisme n’est pas un ‘‘islam light’’, non plus qu’une démarche égoïste qui consisterait à se séparer du monde », X. Ternisien, Le Monde du 1er juillet 2003.
« ... Non que les ouvrages de référence manquent à ce sujet, mais parce que la plupart ne comportent qu’une approche partielle du phénomène soufi, ou sont d’accès difficile. A cet égard, celui d’Eric Geoffroy comble un vide... », Jean-Michel Belorgey, Les Carnets d’Etudes, revue du Conseil d’Etat (France).
« Ce premier ouvrage complet sur la doctrine et les pratiques de ce courant mystique de l’islam sunnite, présente également un aperçu historique de ce qu’on a appelé ‘‘le cœur de l’islam’’... », Thierry Zarcone, Revue d’Histoire du Soufisme.
« ...L’exposé de l’auteur est méthodique, rigoureux et largement accessible. Il saura satisfaire à la fois celui qui cherche à comprendre le lien entre soufisme et islam, celui qui souhaite appréhender les pratiques du soufisme tout autant que celui qui chemine sur la Voie et désire resituer celle-ci en termes historiques et sociologiques. », revue Soufisme d’Orient et d’Occident.
« ...L’islamologue strasbourgeois propose du soufisme une lecture attentive, parfois critique et tout à fait enrichissante... », J. Fortier, Les Dernières Nouvelles d’Alsace.
« ...Un livre capital, qui se fonde sur la conviction que l’islam et le soufisme sont intrinsèquement liés », site Oumma.com.
« Dans cet ouvrage, Eric Geoffroy, universitaire islamologue, excelle à définir le soufisme comme ‘‘le cœur vivant de l’islam’’...Cette initiation au soufisme est, à nos yeux, un véritable traité de spiritualité islamique », R. Michel, Secrétariat des Relations avec l’Islam.
« “Cet ouvrage, dit Eric Geoffroy, repose sur un pari : celui que l’approche intérieure du soufisme n’est pas incompatible avec une analyse critique”. Le pari est magnifiquement tenu... », J. Borel, Bulletin de la commission francophone pour le dialogue interreligieux monastique, DIM, n° 29, déc. 03.

Télécharger le livre: Le problème des idées dans le monde musulman




dimanche 15 août 2010

Livre: De la structure de l'esprit Musulman




De la structure de l'esprit Musulman: Livre de Imad Eddine Khalil



Ce livre rentre dans la catégorie des œuvres dont l’objet consiste à approfondir les différents aspects de la connaissance dynamique à même de pousser la jeunesse à aller de l’avant sur le chemin du changement et de la restructuration islamique. Il vise à stimuler une connaissance axée sur le diagnostic des maladies contemporaines qui bloquent l’esprit musulman et paralysent son efficience. Son objectif final est de chercher à redécouvrir les principes islamiques qui avaient libéré les esprits des Musulmans de la première heure, qui les avaient dotés de méthode et d’efficacité et qui peuvent à tout moment interpréter ce même rôle.
Note: 4/5

mercredi 24 mars 2010

Le Chemin de La Mecque, de Muhammad Asad


« A lire, à relire et à offrir autour de soi ». Telle pourrait être la mention appliquée en lettres grasses sur la couverture de ce livre, à la manière de ces mentions « top secret » appliquées sur des documents ultra confidentiels. « Le chemin de La Mecque » de Muhammad Asad reste d’une brûlante actualité, et ce malgré l’ancienneté de son édition. Et c’est avec un regret sans fin que l’on achève un ouvrage que l’on souhaiterait infini.




D’emblée, il nous faut rendre un vibrant hommage à Roger Du Pasquier, traducteur depuis l’anglais du livre de Muhammad Asad. Car les émotions en ressortent intactes, les faits immensément bien rapportés, et le personnage magnifiquement cerné et portraituré. Autant d’éléments qui ne sont pas aisés à retranscrire d’une langue à l’autre, même si bien évidemment tout le mérite en revient d’abord à l’auteur initial, à savoir Muhammad Asad en personne.

Aventures

Vers la fin de l’ouvrage, sentant la fin de son périple arriver, Muhammad Asad, s’adressant à son fidèle compagnon Zayd, lui dit : « Ne te souviens-tu pas que l’eau doit se mouvoir et couler pour rester claire ? ». A ce moment du « chemin » de l’auteur, ce dernier souhaite quitter l’Arabie afin de découvrir d’autres horizons musulmans, en particulier ici la péninsule indo-pakistanaise. Pour en revenir à cette sentence prononcée, il est clair qu’elle s’applique magistralement bien à l’auteur. Dans Le chemin de La Mecque, l’évocation du moindre fait, du moindre personnage, de la moindre situation sont prétextes à la mention et au récit d’histoires vécues. Exécutant un retour en arrière mémoriel, Muhammad Asad nous rapportera ainsi ses pérégrinations à travers la Palestine, l’Arabie (soit en quête de spiritualité, soit en mission pour le roi Saoud), ou encore la Lybie, à la rencontre du grand résistant à l’occupation italienne, Umar al Mokhtar.

Succès considérable

Plongés dans les méandres de ces aventures extraordinaires, voire dangereuses, mais dont l’auteur en retire toujours les conclusions les plus pertinentes, le récit nous happe, nous saisit et nous entraîne dans un tourbillon d’émotions, de rencontres inattendues et de faits surprenants. Autant de situations exceptionnelles vécues par Muhammad Asad. D’ailleurs, le traducteur de l’ouvrage nous le rappelle dans son avant-propos : « Le chemin de La Mecque, livre dont le succès fut et demeure considérable dans les langues où il a déjà été publié et qui sont : l’anglais, l’allemand, le néerlandais, le suédois, l’arabe, le japonais, le serbo-croate, l’ourdou, le tamoul ».

Lucide

Proche de la famille royale saoudienne, et en particulier du roi Saoud, Muhammad Asad reste cependant lucide et n’épargne pas le souverain de ses critiques comme de ses louanges, lorsque celles-ci lui apparaissent méritées. Sonnant comme une conclusion à son ouvrage et à son parcours à travers l’Arabie, l’auteur écrira dans son chapitre XII intitulé « terme du chemin », à propos de la transformation qu’il commence à percevoir et qui va transformer le royaume saoudien, transformations qui le chagrinent : « Ce n’est pas à dire que les musulmans n’auraient pas beaucoup à apprendre de l’Occident […]. Mais l’acquisition de notions et de méthodes scientifiques n’est pas à proprement parler une « imitation », surtout dans le cas d’un peuple dont la foi ordonne de rechercher la connaissance partout où elle peut être trouvée ».Et les propos suivants, lus aujourd’hui, nous montrent combien l’auteur aura été visionnaire et aura su en son temps évaluer à leur juste mesure les changements naissants en Arabie. Ainsi, l’auteur écrit : « Si les musulmans gardent la tête froide et acceptent le progrès comme un moyen et non comme un but en soi, ils pourront non seulement préserver leur liberté intérieure, mais aussi, peut-être, transmettre à l’homme occidental le secret perdu de la douceur de vivre… »


Auteur : Muhammad Asad.
Titre : Le Chemin de La Mecque.
Edition : Fayard –Collection « La bibliothèque des voyageurs ».
Nombre de pages : 347.

Source: www.saphirnews.com

Note: 3/5